Étape 01
Diagnostic gratuit
Une séance avec la DSI, le métier et le responsable de la sécurité : quels corpus sont mobilisables sans risque, quelles données sont exclues d'emblée, et quel usage produirait un effet visible dès le premier trimestre.

Secteur — Secteur public
L'IA dans les administrations et établissements publics au Maroc : service à l'usager, instruction des dossiers, marchés publics. Cadre loi 05-20 et DGSSI.
En bref
Une administration ou un établissement public marocain qui déploie l'IA générative doit composer avec un cadre de sécurité exigeant : la loi 05-20 relative à la cybersécurité, la directive nationale portée par la DGSSI, et un statut d'infrastructure d'importance vitale pour un certain nombre d'entités. En pratique, cela oriente vers un hébergement souverain. Les cas d'usage restent nombreux : accueil de l'usager, instruction des dossiers, recherche réglementaire, marchés publics.
L'administration marocaine dispose d'un actif que peu d'entreprises possèdent : un corpus documentaire immense, structuré, et public. Textes, circulaires, procédures, jurisprudence administrative, dossiers d'instruction. Elle dispose aussi d'un handicap symétrique : ce corpus est difficilement navigable, y compris pour ses propres agents, et les usagers y renoncent avant d'avoir trouvé.
La stratégie Digital Morocco 2030 fixe le cap — des services publics numériques, accessibles, efficaces. L'IA générative en est l'un des leviers les plus directs : elle transforme un corpus opaque en réponse compréhensible, en français comme en arabe. Mais elle ne peut le faire, dans le secteur public, qu'à une condition non négociable : que l'on sache exactement où sont les données et qui peut y accéder. C'est le point de départ de toutes nos missions publiques, jamais la conclusion.
Mis à jour le 14 juillet 2026
Enjeux du secteur au Maroc
La loi 05-20 relative à la cybersécurité et le dispositif porté par la DGSSI structurent les obligations des administrations, des établissements publics et des opérateurs d'importance vitale : gouvernance de la sécurité des systèmes d'information, homologation des systèmes, maîtrise des prestataires, exigences de localisation et de protection des données sensibles. Un service d'IA branché sur des systèmes d'information publics n'échappe pas à ce régime. Pour les entités classées d'importance vitale, l'exigence est plus forte encore, et elle conduit dans la plupart des cas à un hébergement des traitements dans un périmètre maîtrisé sur le territoire national.
À ce socle s'ajoutent deux obligations propres à la puissance publique. La protection des données personnelles des usagers relève de la loi 09-08 et de la CNDP, avec une sensibilité particulière lorsque les dossiers touchent à l'état civil, au social ou à la santé. Et surtout, la redevabilité : une décision administrative doit être motivée, une réponse à l'usager doit engager l'administration, un acte doit être imputable à un agent. Un système d'IA qui produit une réponse non tracée, non sourcée, non validée, est incompatible avec ces principes — non parce que la technologie serait mauvaise, mais parce que la responsabilité, elle, n'est pas délégable à une machine.
Gouvernance de la sécurité, homologation des systèmes, maîtrise des prestataires : un service d'IA connecté aux systèmes publics entre dans ce périmètre et doit y être instruit.
Les entités classées relèvent d'exigences renforcées. Dans les faits, cela conduit à des traitements hébergés dans un périmètre national maîtrisé, sans dépendance à un service externe.
Une décision administrative se motive et s'impute à un agent. L'IA prépare, éclaire, rédige un projet — elle ne décide jamais et ne signe rien.
L'usager doit être servi en arabe comme en français. Un dispositif public qui ne traite qu'une seule langue exclut une partie de la population qu'il est censé servir.
Cas d'usage
Chaque cas d'usage renvoie à l'offre Hunter BI qui l'exécute. Aucun chiffre de résultat n'est avancé tant qu'il n'a pas été mesuré chez vous.
Souveraineté
Ailleurs, la souveraineté est un arbitrage. Ici, elle est le plus souvent un prérequis. Une administration qui confierait des dossiers d'usagers, des données d'état civil ou des pièces d'instruction à un service hébergé hors de son contrôle transférerait à un tiers une part de la maîtrise que le cadre national lui demande précisément d'exercer. Ce n'est pas une question de méfiance envers un fournisseur : c'est une question de compétence — au sens juridique du terme — et de capacité à répondre devant l'autorité de tutelle, la DGSSI ou la CNDP.
Les modèles ouverts changent la donne. Ils permettent aujourd'hui de déployer, dans une infrastructure publique ou chez un hébergeur qualifié au Maroc, des assistants dont la qualité suffit largement aux usages administratifs : recherche documentaire, rédaction assistée, structuration de dossiers, réponse en arabe et en français. Les données ne sortent pas, les journaux restent chez vous, le système peut être homologué comme n'importe quel autre composant du système d'information. Et le jour où un agent, un usager ou un corps de contrôle demande ce que la machine a fait et sur quoi elle s'est appuyée, la réponse existe.
Par où commencer
Dans le public, le premier projet doit être irréprochable : un périmètre sans données personnelles, une utilité immédiate pour les agents, un dossier de sécurité instruit dès le départ.
Étape 01
Une séance avec la DSI, le métier et le responsable de la sécurité : quels corpus sont mobilisables sans risque, quelles données sont exclues d'emblée, et quel usage produirait un effet visible dès le premier trimestre.
Étape 02
Démarrer sur des textes et procédures déjà publics : l'utilité est réelle, le risque est nul, et le dossier d'homologation se construit sur un cas concret plutôt que sur des hypothèses.
Étape 03
Une fois le socle homologué et les agents formés, le périmètre s'étend à l'instruction et aux données internes, dans une architecture souveraine, avec supervision et revue périodique.
Cela dépend entièrement de la donnée traitée et du statut de l'entité. Pour des contenus déjà publics, la question est ouverte. Pour des données d'usagers, des pièces d'instruction ou des systèmes sensibles — a fortiori dans une entité d'importance vitale — le cadre de cybersécurité national conduit à un hébergement maîtrisé sur le territoire. Cette analyse se fait avec votre responsable sécurité avant toute décision d'outil.
Elle peut préparer un projet ; elle ne peut ni décider ni signer. La motivation d'une décision engage l'administration et son auteur : elle doit être vérifiée, complétée et assumée par un agent habilité. Nos dispositifs publics sont construits pour rendre cette étape incontournable, en journalisant qui a validé quoi, à partir de quelles sources.
En le testant, pas en le supposant. Les modèles récents traitent l'arabe standard moderne avec un niveau utilisable, mais la qualité varie fortement selon le modèle, le domaine et le registre. Nous évaluons sur vos propres textes et vos propres questions d'usagers avant de recommander un modèle — un déploiement public qui échoue en arabe est un déploiement qui a échoué.
En le découpant. Un diagnostic, puis un pilote à périmètre défini, puis un déploiement : cette séquence se prête bien aux règles de la commande publique et évite d'engager un budget conséquent sur une solution non éprouvée. Nous aidons les équipes techniques à spécifier ce qui doit l'être — réversibilité, localisation, journalisation, propriété des données — sans verrouiller le marché sur un fournisseur unique.
Une session de cadrage gratuite avec un consultant Hunter BI : vos données, votre cadre réglementaire, les cas d'usage qui méritent d'être lancés en premier — et ceux qu'il vaut mieux écarter.